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LA TRANSITION : « Ils pensaient que c’était impossible… »

Pour les plus darwiniens d’entre nous, si nous avons évolué du micro-organisme à l’homme en quelques millions d’années (une bagatelle à l’échelle de l’univers, convenons-en), il est aussi prédit que d’ici quelques autres millions d’années, d’un point de vue anatomique, par exemple, nous n’aurons plus de petits doigts de pieds (Fait intéressant : de toute façon, ça ne sert à rien, à part se prendre les coins de lit). Tout cela pour dire que nous évoluons LEN-TE-MENT !
Et pourtant tout change (ma bonne dame !). Nos vies et nos sociétés n’ont jamais bougées et évoluées aussi vite. La mobilité et l’adaptation sont inhérentes à notre société actuelle. Alors il serait peut-être bien que l’évolution de notre matière grise ne prenne pas autant de temps et ne loupe pas le train, inexorablement en marche.
Que nous le voulions ou non, nous sommes dans une ère en pleine transition. Que ce soit politique, économique, sociétale, écologique, énergétique, etc…nous nous devons d’y aller. Nous n’avons pas le choix si nous ne voulons pas que notre société se sclérose dans un conservatisme suicidaire (phrase sortie d’un cours d’économie datant de l’an de grâce 1997). Il est donc assez clair qu’il faille que nous choisissions notre camp et que nous soyons moteurs. Mais pas n’importe lequel.
Car aujourd’hui, nous faisons face à 2 types d’acteurs:
Nous avons évidemment le réfractaire au changement. Il a son inné. Puis est arrivé l’acquis. Il a grandi dans une société bien différente de celle que nous connaissons actuellement, qui lui a transmis des informations, des droits, des devoirs et des valeurs. Il a travaillé dur toute sa vie (ou pas). Et il a obtenu certains privilèges qu’il est difficile de remettre en jeu aujourd’hui. Il sait ce qu’il quitte, pas ce qu’il va y gagner. Et si il perdait tout ? Bien sûr que cela fait peur.

Et puis, il y a l’utopique. Il a grandi dans le même monde que le précédent, ils sont complémentaires et pour lui aussi c’est forcément compliqué. Mais pour d’autres raisons. Il doit faire face aux incertitudes : les siennes et celles des autres. Il possède des croyances sur des projets qui n’existent pas encore. Il doit amener les gens à croire en lui, en eux-mêmes et en quelque chose d’immatériel ! Il doit se battre face à cette peur du changement.

Il met la totalité de son énergie dans quelque chose de nouveau et sûrement plus adapté à notre monde actuel et à venir, que de rester enlisé dans une situation qui n’est évidemment plus viable. Entendons-nous bien, je ne vous livre pas brut de fonderie, une vision manichéenne. La résistance au changement a aussi son rôle. Et il n’est pas des moindres. Tout d’abord, elle nous rappelle notre devoir de mémoire, puis nous impose une pause pour faire le lien et ramener la communication. Enfin, elle permet la confrontation, qui elle-même permet de hiérarchiser et de renforcer ses convictions et de savoir ce qui est vraiment important dans la nouvelle voie que nous souhaitons emprunter.

Mais deux choix s’offrent à nous : soit nous choisissons d’être acteur et de s’armer d’une énergie positive pour construire le monde de demain. Soit nous rentrons en résistance, et restons plus dans l’immobilisme afin d’être le garant de la mémoire collective.
Mais ce qui est sûr, c’est que les plus grandes avancées dans notre évolution se sont faites grâce à la folie et la croyance de quelques-uns, non ?
Alors, prenons cette transition à bras le corps ! Faisons de nos peurs, une force. Devenons ou redécouvrons-nous utopiques et libérons-nous des chaînes de la bien-pensance. Avançons ! Sinon quelqu’un le fera à notre place, ne nous leurrons pas !

Pourquoi devenir adulte doit forcément être source d’inquiétude? Revenons à nos âmes d’enfants pour lesquelles le monde des possibles était ouvert et ouvrons-nous aux champs de l’impossible.

Soyons des explorateurs du monde futur. Car qui vous dit que ce qui vient ensuite ne sera pas bien meilleur ?
« Ils pensaient que c’était impossible, alors ils l’ont fait. » – Mark Twain.

Delphine Leteurtre Coloriste de Matière Grise

interview & crédit texte Ampersand Storyteller