YOU’D BETTER STOP (…before you break my heart. Ah non, pardon.)
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LOVE IS ALL WE NEED…(Oui, même au travail) !

A white heart shaped fluffy cloud in an otherwise clear bright blue sky.

En ce moment, on parle beaucoup des Millenials. Vous savez, cette génération qui arrive sur le marché du travail et qui souhaite, bien au-delà de gagner de l’argent, trouver un sens à leur métier. Quelque chose qui soit profitable et positif au monde.

Oui, vous avez bien entendu.

C’est-à-dire qu’on en est arrivé à un point où les jeunes, nos jeunes, ne souhaitent plus s’enrichir monétairement, mais humainement.

Whaou ! Quelle leçon pour nous ! Est-ce nouveau, vraiment ?

Et que devons-nous en tirer comme enseignement?

Et bien, c’est que jusqu’à présent le travail n’était pas forcément une question de bien-être. On n’avait pas le choix, il fallait travailler pour gagner « soi-disant » plus, pour s’offrir cet incroyable téléviseur qui nous fera regarder des programmes d’une qualité telle que nous deviendrions encore plus intelligents ou obtenir cette nouvelle voiture qui fera de nous, l’image d’un jeune homme ou d’une jeune femme plus dynamique et en réussite !

(Rrrrôôô, ça va.)

Sans rire. Après la guerre, sont arrivées les 30 glorieuses où il a été impératif de (re) gagner tout ce qui avait été perdu + les intérêts !

Et il a fallu quasi 3 générations pour revenir à un état d’esprit plus…sain. Plus humain ? J’en entends certain dire que la jeunesse d’aujourd’hui n’est plus aussi humaine qu’elle y paraît car elle est la toute première à avoir des relations de plus en plus virtuelles. C’est la génération qui inventera et programmera l’intelligence artificielle, inconsciente qu’elle est…alors, qu’en fait, il lui a juste fallu avoir assez de libre-arbitre pour se dire qu’à défaut de trouver facilement du travail, celui-ci, il allait falloir l’aimer, et très fort, car il n’était pas près de s’arrêter. Et cela devait forcément passer par une prise de conscience et par trouver un intérêt sociétal avec la conviction éphémère et vive que changer le monde est la chose à faire. Et qu’elle en est plus que légitime.

Et du côté des entreprises ? Ça bouge doucement.

Il est d’ailleurs, peut-être, temps d’élever enfin les débats, pour qu’elles puissent aller au-delà de leurs stratégies simplistes de croissance.

Il est peut-être temps de remettre de l’éthique dans les méthodes de management afin d’aller vers le bon sens et le bien commun, mais surtout vers le bon sens humain.

Que si on rajoute un peu d’amour dans tout ça, les entreprises seront capables d’obtenir le meilleur de leurs collaborateurs. Le meilleur, car ils seront les plus motivés, les plus créatifs, les plus curieux. Ils seront ceux qui poseront les questions et les feront avancer.

C’est enfin dépasser le « faire faire » pour apprendre ensemble à « faire avec » et rééquilibrer les besoins de reconnaissance individuelle et ceux de reconnaissance collective.

Car avec l’amour, c’est la bienveillance qui prend le relai. C’est se tourner vers « l’autre ». C’est répondre à la crise de sens de nos Millenials peut-être, mais c’est aussi donner le droit aux générations antérieures (w, x et y) d’exprimer leurs interrogations. Celles-là même engendrées par un cadre de travail trop étriqué et orienté uniquement sur la reconnaissance sociale, biaisée par un nombre de numéros sur une fiche de paye.

C’est se rendre utile, enfin.

Alors, aidez-les plutôt que de chercher à les former, nourrissez-vous d’eux plutôt que de vouloir leur apprendre, débattez du sens plutôt que du « comment », invitez-les à définir leur cadre de travail plutôt que de leur imposer le vôtre et prenez le temps de les comprendre.

Partez du principe qu’ils sont aussi formidables que vos enfants, aimez-les de façon inconditionnelle et vos collaborateurs auront toutes les cartes pour déplacer des montagnes.

Car seul l’amour suscite cette envie de faire des choses qui « semblent » impossibles.

 

Delphine Leteurtre Coloriste de Matière Grise

Interview & crédit texte Ampersand Storyteller